Les Fatwas Simplifiées

La causerie du commandement du bien et l'interdiction du blâmable

Aujourd'hui, mon père disait : tu as peaufiné et appris une grande partie de ce dont tu as besoin comme règles légales.

Aujourd'hui, tu as su les règles de Dieu, compris Ses obligations et appris Ses interdictions.

Aujourd'hui, tu es au courant de ce que tu ne savais pas auparavant.

Il est temps pour toi de te rappeler le passé et sa dureté, le jour où tu as levé ta tête vers le ciel le cœur suintant de tristesse, de douleur, de perplexité, d'angoisse en criant :

Seigneur! Je sais que Tu m'as chargé d'une responsabilité mais j'ignore laquelle!

Comment pourrais-je savoir ce qui est licite afin que je puisse le faire et ce qui est illicite pour que je puisse l'éviter.

Il est grand temps pour toi de savoir que de nombreux jeunes de ton âge voire plus âgés et de ton niveau scolaire vivent le même malheur que celui que tu as traversé, souffrent comme tu as souffert, endurent comme tu l'as fait, leurs paupières brûlent comme c'était le cas pour les tiennes lorsque, en pleurant des larmes brûlantes, tu disais :

Ô Seigneur! Fait en sorte que les livres de jurisprudence m'indiquent, clairement, ce qu'ils veulent dire afin que je puisse accomplir ce que Tu dis.

Aujourd'hui tu as pu apprendre ce que tu as appris et savoir ce que tu as su...., il est temps pour toi de mettre en œuvre la parole de Dieu qu'Il soit exalté : «Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront» (Al-‘Imrân (la famille d'Imran), verset 104), tu dois donc inviter les gens au bien, ordonner le convenable et interdire le blâmable.

■ Ordonner quoi, mon père?! Et interdire quoi?

- Ordonner ce que tu as su comme convenable et interdire ce que tu as appris comme blâmable.

■ Mais qu'ai-je avoir avec les gens? Quelle est ma relation avec celui qui commet du blâmable afin que je lui ordonne de l'éviter? Pourquoi devrais-je intervenir dans les affaires des autres pour leur ordonner et leur interdire tant que moi j'accomplis le convenable et j'évite le blâmable et que ceci me suffit?

- Prends garde mon fils de dire ça après ce jour. Ne le répète plus dès aujourd'hui. Le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont considérés, dans des cas précis, comme deux obligations collectives (fard. kifâya)... Si personne ne commande le convenable et n'interdit le blâmable, ni toi, ni moi, ni quiconque d'autre, dans ce cas nous aurons tous commis un péché. Nous serons tous sujets à la colère de Dieu qu'Il soit exalté, à Son châtiment et à Sa malédiction. Mais si un de nous le fait, cette obligation se lève sur tous les autres.

N'as-tu pas médité la parole de Dieu qu'Il soit exalté : «Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront» , le verset coranique que je t'ai rappelé il y a quelques minutes?

N'as-tu pas entendu la parole du prophète (pbAsl) qui dit : «Ma communauté ira toujours bien tant qu’elle continuera à commander le bien, à empêcher le blâmable et à s’entraider pour de bonnes œuvres. Mais si elle cesse de faire tout ça, les bénédictions s'estomperont sur elle, une partie dominera l'autre et elle n’aura plus de défenseur ni sur terre ni au ciel».

N'as-tu pas lu l'affirmation de l'Imâm ‘Ali (bsl) : «Ne renoncez pas au commandement du convenable et à l'interdiction du blâmable»?!

N'as-tu pas lu l'affirmation de l'Imâm Abı ja‘far (bsl) : «Le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont le chemin des prophètes, la voie des vertueux. Ce sont une grande obligation permettant l'accomplissement des autres obligations, la garantie des rites, la licité des richesses, la lutte contre les injustices, le peuplement de la terre, le châtiment des ennemis et la rectitude des choses»?!

Et son autre affirmation (bsl) : «Le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont deux créations de Dieu. Celui qui œuvre pour eux, Dieu le rend honorable et celui qui les abandonne, Dieu l'abandonne».

Et, puis n'as-tu pas lu la parole du prophète (pbAsl) : «Vous êtes tous des bergers, et chaque berger est responsable de son troupeau»?

■ Oui, je l'ai lu.

- Tu es donc un berger et par conséquent tu es responsable de ton troupeau. Et chaque berger a des droits, des devoirs, des charges, en un mot une lourde responsabilité.

Est-ce qu'après tout ça, tu peux dire encore : pourquoi devrais-je être curieux et intervenir là où ça ne me concerne pas? Non. Le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable ne sont pas une curiosité. Ils ne sont pas une immixtion dans les affaires qui ne te concernent pas... Ils sont ton affaire... Oui ton affaire... Celui qui t'a prescrit la prière, le jeûne, le pèlerinage, le quint, est Celui qui t'a prescrit le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable.

■ Mais je ne suis pas un religieux pour commander le convenable et interdire le blâmable?

- Qui t'a dit que le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable est de la responsabilité du religieux uniquement? Nous en sommes tous chargés, toi, moi, l'étudiant, l'enseignant, le commerçant, l'ouvrier, le fonctionnaire, l'industriel, le militaire, le président, l'homme du peuple, le juste, l'éhonté, le riche, le pauvre, la femme, l'homme. Ils sont prescrits pour tout le monde.

■ Je t'ai entendu dire que dans quelques cas, le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont deux obligations collectives. Est-ce que cela implique qu'il est des cas où ils sont deux obligations individuelles (fard. ‘ayn) comme la prière quotidienne?

- Oui mon fils... Ils sont deux obligations individuelles dans quelques situations dont la manifestation de la répulsion par acte ou par parole lors d'un abandon du convenable ou d'un accomplissement du blâmable. N'as-tu pas appris que le prince des croyants (bsl) a dit : «Le prophète (pbAsl) nous a ordonné de rencontrer les gens des péchés avec des visages assombris». Autrement dit, il est du devoir de chacun de nous de montrer à la personne qui commet des péchés que ce qu'elle fait nous répugne.

■ Mais est-ce que le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont obligatoires dans toutes les situations?

- Non, ils le deviennent si les conditions suivantes sont réunies :

1 - Celui qui commande le convenable et interdit le blâmable doit connaître ce que veux dire cette règle au moins d'une façon partielle et globale. Il suffit qu'il sache que tel acte est convenable pour qu'il le commande et que tel autre est blâmable pour qu'il œuvre contre.

2- Que la personne suppose que l'individu concerné est passible de suivre les injonctions et les interdictions. C'est-à-dire, il ne faut pas avoir la certitude que l'individu est fermé à toute action de ce genre.

■ Et si on est certain que cet individu restera insensible et qu'il continuera à ne pas observer le convenable et à commettre le blâmable sans prêter la moindre attention aux injonctions et interdictions qu'on peut lui faire?

- Dans ce cas, la personne est exemptée de ces devoirs [mais qui restent, dans d'autres situations, obligatoires, notamment en manifestant la répulsion par l'acte et par la parole envers la personne qui délaisse le convenable ou commet le blâmable].

3 - Il faut que celui qui renonce au convenable ou commet le blâmable persiste dans son comportement. S'il était probable que ce personnage allait changer de voie, il n'est plus obligatoire de lui commander le convenable et de lui interdire le blâmable.

■ Je veux bien insister en reposant la question : et si cette personne ne continue pas à renoncer au convenable et à commettre le blâmable?

- Il n'est plus obligatoire de lui commander le convenable et de lui interdire le blâmable.

■ Et comment pourrais-je savoir que tel individu persiste ou non sur la voie du blâmable?

- Si tu constates dans son comportement un signe prouvant qu'il y a renoncé cela veut dire qu'il ne persiste pas.

S'il renonce à l'acte, il n'est pas persistant. Il ne l'est pas non plus s'il manifeste des regrets et par conséquent, dans le deux cas, il n'est plus obligatoire de lui faire des injonctions et des interdictions.

■ Quelque fois, j'apprends que telle personne a l'intention ou veut commettre un acte blâmable ou renoncer un acte convenable. Est-il de mon devoir de lui faire une injonction ou une interdiction avant son geste?

- Oui, tu dois lui commander le convenable et lui interdire le blâmable même si elle n'a l'intention de commettre qu'une seule violation.

4 - Celui qui commet le blâmable ou renonce au convenable ne doit pas être excusable dans ses actes en croyant, par exemple, que ce qu'il fait n'est pas illicite ou ce qu'il abandonne n'est pas obligatoire. Cette confusion peut servir d'excuse et la personne ne peut être excusée en son absence.

5 - La personne qui commande le convenable et interdit le blâmable ne doit pas craindre, en le faisant, un mal (al-d.arar) pour lui, pour son honneur ou pour ses biens d'une façon considérée communément. Il ne faut pas non plus que l'application de ce devoir engendre un mal à un autre musulman.

■ Et si la personne craint un mal pour sa propre personne ou pour des musulmans en raison de la mise en œuvre de ces règles?

- Dans ce cas, il ne lui est plus obligatoire de commander le convenable et d'interdire le blâmable sauf si ceci est considéré comme une des choses les plus importantes ou urgentes par le législateur musulman. Si c'est le cas, il faut essayer de déterminer ce qui est plus important et décider en fonction de cette analyse l'obligation ou non de commander le convenable et d'interdire le blâmable.

■ Que faire si je veux commander le convenable et interdire le blâmable?

- Le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont de plusieurs rangs :

Le premier rang : montrer ton profond malaise et ta répulsion relatifs à l'abandon d'un acte convenable ou à l'exécution d'un acte blâmable.

■ Comment devrais-je le montrer?

- Par divers moyens... en évitant la personne qui en commet..., en lui montrant le profond malaise provoqué par ses actes..., en ne lui parlant pas..., etc.

Le deuxième rang : en lui commandant ou en lui interdisant par la parole et la voix?

- Par divers moyens aussi..., en conseillant la personne et en le sermonnant..., en lui rappelant le châtiment promis par Dieu qu'Il soit exalté aux séditieux... en lui rappelant la grande récompense promise par Dieu qu'Il soit exalté à ceux qui Lui sont soumis, en le menaçant de la désapprouver, etc...

Le troisième rang : en prenant des mesures effectives pour commander le convenable et interdire le blâmable.

Comment?

- En frappant le coupable ou en l’emprisonnant pour l'empêcher de commettre le péché.

Mon père poursuivit en disant : Chaque rang précède l'autre en fonction de la situation.

■ Devrais-je commencer par le premier rang, puis le second et enfin le troisième?

- Commence d'abord par le premier ou le second ou par un mélange des deux si la situation exige l'observance de ce qui est moins douloureux avant de passer à une étape supérieure.

■ Et si c'est deux rangs s'avèrent inefficaces?

- A ce moment, tu passes au troisième après obtention de l'autorisation du gouverneur légal. Tu dois toujours prendre les mesures les moins douloureuses avant celles qui le sont moins sans que ceci puisse aller jusqu'à la blessure, la brisure, la paralysie d'un membre et encore mois la mort de la personne.

Mon père poursuivit en insistant :

Le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont deux obligations. Mais, elles deviennent plus confirmées pour toi si la personne qui commet le blâmable ou renonce au convenable est quelqu'un de ta famille. Tu peux trouver entre les membres de ta famille quelqu'un qui est laxiste ou négligent avec des obligations.

Tu peux trouver parmi eux quelqu'un qui n'effectue pas les petites ou les grandes ablutions ou al-tayammum correctement, qui ne purifie pas son corps et ses vêtements d'une façon juste, qui ne récite pas les deux versets et les invocations obligatoires d'une manière exacte, qui ne paye ni le quint ni l'aumône légale sur ses biens alors qu'il doit en faire l'objet...

Tu peux trouver parmi les membres de ta famille quelqu'un qui commet des actes illicites, quelqu'un qui se masturbe, qui s'adonne aux jeux du hasard, qui écoute la musique, qui boit du vin, qui mange la viande de l'animal non égorgé selon le rituel musulman (al-mıta), qui s'empare injustement des biens d'autrui, qui triche, qui vole...

Tu peux trouver parmi les femmes de ta famille une qui ne porte pas le voile, qui ne se couvre pas les cheveux, qui n'enlève pas le vernis de ses ongles lors des grandes ou des petites ablutions...

Tu peux trouver parmi elles, une qui se parfume pour quelqu'un d'autre hormis son époux, qui ne se couvre pas le corps et les cheveux devant son cousin, paternel ou maternel, devant le frère de son époux, ou l'ami de ce dernier sous prétexte qu'il vit avec elle sous le même toit et qu'elle le considère comme son frère. Et beaucoup d'autres excuses non fondées.

Tu peux trouver parmi les membres de ta famille quelqu'un qui ment, qui pratique la médisance, qui commet une injustice envers autrui, qui gaspille l'argent, qui soutient les injustes dans leurs œuvres, tu peux trouver... tu peux trouver...

■ Et si j'en trouve?

- Si c'est le cas tu dois commander le convenable et interdire le blâmable en commençant par les deux premiers rangs ... la manifestation de la répulsion et le rejet par la parole, avant de passer, le cas échéant et après avoir eu l'autorisation du gouverneur légal, au troisième rang qui consiste à prendre des mesures effectives allant de la plus légère jusqu'à la plus douloureuse.

■ Il se peut que le convenable soit une recommandation (mustahab)?

- Dans ce cas, il est recommandé et non obligatoire de le commander. Si tu le fais, tu mérites la récompense sinon tu ne peux subir de châtiment car celui qui indique le bien est équivalent à celui qui le fait.

■ Tu m'as dis que le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable sont deux obligations et j'ai appris, à travers les exemples que tu m'as donnés des cas où ce commandement s'impose à moi. Cependant, je tiens à mettre les points sur les "i" en te demandant de préciser d'autres cas, outre que ceux cités, où je dois commander ou recommander et d'autres que je dois interdire

- Je vais t'énumérer dans les points suivants des questions qui relèvent du commandement du convenable et dans un second temps, des questions relevant de l'interdiction du blâmable. Mais, avant tout, je tiens à t'imposer une condition.

■ Laquelle?

- Tu dois observer ses questions en les effectuant et en les commandant si elles sont obligatoires ou recommandées et en les évitant et en les interdisant si elles sont désapprouvées.

■ Je te le promets.

- Je commence donc par des questions rentrant dans le cadre du convenable. Je vais les énumérer dans des points précis.

Mon père finit sa phrase puis tout en se référant tantôt à sa mémoire, tantôt à des sources qu'il avait déposées devant lui, il dit :

1 - La confiance en Dieu qu'Il soit exalté qui dit dans Son Livre sacré : «Et quiconque place sa confiance en Allah, Il (Allah) lui suffit» (Al-T.alâq (le divorce), verset 3). On rapporte que quelqu'un a interrogé l'Imâm (bsl) sur le sens de ce verset et il lui répondit : «La confiance en Dieu est de plusieurs rangs dont avoir confiance en Lui dans toutes tes affaires. Tu acceptes ce qu'Il fait de toi [en sachant qu'Il ne te demande ni remerciements, ni gratitude.] et en sachant que le tout revient à Lui, aussi fait confiance à Dieu qu'Il soit exalté dans ces questions et dans toutes les autres»

2- L'attachement à Dieu qu'il soit exalté qui dit : «Quiconque s'attache fortement à Allah, il est certes guidé vers un droit chemin» (Al-‘Imrân (la famille d'Imran), verset 101)

L'Imâm Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) a dit : «Dieu qu'il soit exalté et glorifié a révélé à David ce qui suit : celui qui s'attache à Moi parmi Mes créatures, Je le saurai rien qu'avec son intention. Et même si les cieux et les terres et tout ce qu'ils englobent complotent contre lui, Je lui ferai une issue. Celui qui s'attache parmi Mes créatures à une autre de Mes créatures, Je le saurai rien qu'avec son intention. Je couperai les cordes des cieux sur lui, J'écroulerai la terre sous ses pieds et Je ne me soucierai point du ravin où il a péri».

3 - Rendre grâce à Dieu qu'Il soit exalté pour Ses bienfaits car Il dit dan Son Livre sacré : «Et tout ce que vous avez comme bienfait provient d'Allah» (Al-Nahl (les abeilles), verset 53). Et Il dit aussi : «Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées» (Al-Naml (les fourmis), verset 19).

L'Imâm Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) a dit : «Lorsque Dieu fait grâce d'un bienfait quel qu'il soit à une créature et que celle-ci Le loue, ses Louanges vers Dieu valent et pèsent plus que ce bienfait» .

4 - La bonne foi en Dieu qu'Il soit exalté comme le rappelle l'Imâm Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) lorsqu'il dit : «Nous avons trouvé dans le livre de ‘Ali (bsl) que le Prophète (pbAsl) a dit sur sa chair : Par Celui qu'Il n'y a point de divinité hormis Lui, le croyant n'obtient rien des biens de la vie d'ici-bas et de l'au-delà que grâce à sa bonne foi en Dieu, à son espérance et à sa bonne moralité».

5- Avoir l'assurance en Dieu qu'Il soit exalté dans ce qui concerne les moyens de subsistance, la longévité de la vie, l'opulence et le besoin. L' Imâm ‘Ali (bsl) a dit : «Personne ne trouvera le goût de la foi jusqu'à ce qu'il sache que tout ce qu'il obtient ne pouvait le rater et tout ce qu'il a raté ne pouvait l'obtenir et que le Pernicieux et l'Utile est Dieu qu'Il soit exalté» .

6 - La crainte et l'espoir Dieu qu'Il soit exalté comme on peut le lire dans le verset suivant : «Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir ; et ils font largesse de ce que Nous leur attribuons. Aucun être ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient» .(Al-Sajda (la prosternation), versets 16-17).

L'Imâm Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) a dit : «Celui qui s'isole pour commettre un péché puis y renonce en se rendant compte que Dieu le regarde et que les Anges gardiens sont témoins, Dieu qu'Il soit exalté absout tous ses péchés même leur poids atteint celui des péchés des humains et des diables réunis».

L'Imâm (bsl) a dit : «Aie en Dieu une espérance qui te décourage de lui désobéir et une crainte qui ne te désespère pas de sa miséricorde».

7 - L'endurance et la domination de la rage ou la colère comme L'indique Dieu qu'Il soit exalté : «et les endurants auront leur pleine récompense sans compter» (Al-Zumar (les groupes), verset 10).

Dieu qu'Il soit exalté dit qu’Il aime ceux : «.. qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaiteurs» (Al-‘Imrân (la famille d'Imran), verset 134).

Le Prophète (pbAsl) a dit : «Aucune créature n'avale une gorgée plus récompensée qu'une gorgée de colère dominée pour espérer le Visage de Dieu».

Il (pbAsl) a dit aussi : «Parmi les sentiers les plus appréciés vers Dieu : une gorgée de colère affrontée avec mansuétude et une gorgée de malheur affrontée avec endurance» .

8 - La patience et l'endurance devant les interdits de Dieu qu'Il soit exalté : L'Imâm ‘Ali (bsl) a dit : «L'endurance est de deux sortes : une endurance lors d'un malheur est une bonne chose mais, mieux encore, l'endurance devant ce que Dieu qu'Il soit exalté t'a interdit» .

Il (bsl) a dit aussi : «Craignez les désobéissances à Dieu dans vos solitudes, car le Témoin est le Juge».

9 - L'équité : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Certes, Allah commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches» (Al-Nahl (les abeilles), verset 90).

L'Imâm Imâm ‘Ali (bsl) a dit : «Trois sortes de créatures sont plus proches de Dieu le Jour de la Résurrection jusqu'à ce qu'Il termine le Jugement : un homme dont sa capacité ne l'avait pas laissé léser ceux qui sont à ses ordres lors de sa colère, un homme qui intercédait entre deux autres sans qu'il se penche ne serait ce qu'un poil vers un au dépends de l'autre et un homme qui disait la vérité même contre lui» .

10 - Passer la raison avant le désir : «On a enjolivé aux gens l'amour des choses qu'ils désirent : femmes, enfants, trésors thésaurisés d'or et d'argent, chevaux marqués, bétail et champs ; tout cela est l'objet de jouissance pour la vie présente, alors que c'est près d'Allah qu'il y a bon retour. Dis : «Puis-je vous apprendre quelque chose de meilleur que tout cela? Pour les pieux, il y a, auprès de leur Seigneur, des jardins, sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, et aussi, des épouses purifiées et l'agrément d'Allah». Et Allah est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs» (Al-‘Imrân (la famille d'Imran), versets 14-15).

Le Prophète (pbAsl) a dit : «Bienheureux celui qui renonce à un désir présent pour un rendez-vous qu'il n'a pas vu». Quant à l'Imâm ‘Ali (bsl), il a dit : «Combien de désir d'une heure a provoqué une longue affliction».

11 - La modestie : le Prophète (pbAsl) a dit : «Celui qui sera plus aimé par moi et occupera la plus proche place de moi le Jour de la Résurrection est celui qui a une bonne morale et une profonde modestie» . Dans le même sens, l'Imâm Zayn Al-‘Abidın (bsl) a dit : «Seigneur! Accorde Ta prière à Muhamad et à la famille de Muhamad. Ne me lève pas aux yeux des gens d'un rang qu'en me baissant d'un autre similaire auprès de mon âme! Ne m'accorde pas de puissance manifeste sans provoquer un abaissement interne et du même degré de mon âme» .

12 - L'économie dans le manger, le boire et autres besoins similaires : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Et mangez et buvez : et ne commettez pas d'excès, car Il [Allah] n'aime ceux qui commettent des excès» (Al-’A‘râf, verset 31). L'Imâm Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) rapporte à ce propos que «le Prophète (pbAsl) a rompu le jeûne le soir d'un jeudi dans la mosquée de Quba’ et il dit : y a-t-il quelque chose à boire? ’Aws b. awlı Al-’Ans.ârı lui amena alors un grand gobelet de lait mélangé au miel. Après l'avoir goûté, il le retira de sa bouche et dit : un mélange de deux boissons dont une peut suffire, je ne peux ni le boire ni l'interdire, mais je reste modeste devant Dieu. En effet, celui qui reste modeste devant Dieu, Dieu l'élève. Celui qui s'enorgueille, Dieu l'abaisse. Celui qui économise ses moyens de subsistance, Dieu lui accorde Ses bienfaits. Celui qui gaspille, Dieu le frappe de privation. Et celui qui parle souvent de la mort, Dieu lui accorde son amour» .

13 - Agir avec équité envers les autres même contre ses propres intérêts : Le Prophète (pbAsl) a dit : «Le vrai croyant est celui qui console un pauvre de son argent et qui rend justice aux autres contre sa propre personne».

Il (pbAsl) a dit également : «Le meilleur des actes est rendre justice aux autres contre sa propre personne, consoler un frère de Dieu qu'Il soit exalté et évoquer Dieu qu'Il soit exalté dans toutes les situations» .

Quant à l'Imâm ‘Ali (bsl), il a déclaré : «Celui qui rend justice aux gens contre sa propre personne, Dieu lui accorde plus de force».

14 - La chasteté : l'Imâm Abı ja‘far (bsl) a dit : «La meilleure pratique adorative est la chasteté du ventre et du sexe».

15 - Se préoccuper de ses propres défauts et non de ceux des autres : le Prophète (pbAsl) a dit : «Bienheureux celui dont la crainte de Dieu qu'Il soit exalté et glorifié le détourne de la crainte des gens et bienheureux celui qui se préoccupe de ses défauts et non de ceux des croyants».

16 - Se comporter avec la plus vertueuse moralité : Dieu qu'Il soit exalté décrit Son Prophète (pbAsl) en disant :«Et tu es certes, d'une moralité imminente». Le Prophète (pbAsl) a dit : «La meilleure moralité est celle prescrite par Dieu, Le Majestueux».

Il (pbAsl) a dit également : «Voulez-vous que je vous indique celui qui me ressemble? Ils répondirent : oui, ô Messager de Dieu. Il leur dit : celui parmi vous qui a la meilleure moralité, qui a le plus doux flanc, le plus bon envers ses proches, le plus amoureux des frères de religion, le plus endurant devant la vérité, le plus dominateur de la rage, le plus pardonneur, le plus exigeant avec soi-même dans la satisfaction comme dans la colère» .

On rapporte qu'il (pbAsl) a dit aussi : «Lequel des croyants a la meilleure foi?» Il répondit : «Celui qui a la meilleure moralité».

Il (pbAsl) a dit enfin : «La majorité de ceux qui rentreront au Paradis sont ceux qui craignent Dieu et ceux qui ont la meilleure moralité».

17 - La mansuétude : Le Prophète (pbAsl) a dit : «Dieu n'accorde jamais de force à cause de l'ignorance et n'abaisse jamais à cause de la mansuétude».

Quant à l'Imâm Abı ja‘far (bsl), il affirme : «L'homme ne peut prétendre être un ascète que s'il fait preuve de mansuétude».

18 - La mémorisation du Saint Coran et suivre ses recommandations : Dieu qu'Il soit exalté dit dans Son Livre sacré : «Ceux qui récitent le Livre d'Allah, accomplissent la prière et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais» . (Fât.ir, (le Créateur), verset 299)

Le Prophète (pbAsl) a dit : «Les gens du Coran occupent le plus haut rang en l'absence des prophètes et des messagers». Quant à l'Imâm Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) affirme : «Celui qui mémorise le Coran et qui suit ses préceptes comptera parmi les vertueux messagers». Il (bsl) a dit aussi : «Celui qui mémorise le Coran à son jeune âge et qui est croyant, le Coran se mêle à son sang et sa chair. Dieu le mettra avec les vertueux et généreux messagers et le Coran sera pour lui une protection le jour de la Résurrection» .

Des chapitres du saint Coran ont des mérites particuliers. Ils sont précisés dans les livres du hadıth.

19 - La visite des tombes du Prophète (pbAsl), du prince des croyants, d'Al-Zahrâ’, d'Al-hasan, d'Al-husyn et des Imâms (bs eux) : L'Imâm Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) affirme que : «Al-husayn b. ‘Ali (bsl) a dit au Messager de Dieu (pbAsl) : Père, quelle est la récompense de celui qui te rend visite? Le Messager de Dieu (pbAsl) lui répondit : celui qui me rend visite ou rend visite à ton père, à toi, à ton frère, a sur moi le droit de lui rendre visite le jour de la Résurrection pour le soulager de ses péchés» .

Le même Imâm (bsl) précise que : «Celui qui visite la tombe d'Al-husayn b. ‘Ali (bs eux) en sachant sa valeur, il sera inscrit parmi les occupants de ‘Illîyyın». Il (bsl) a dit aussi : «Celui qui rend visite à un de nous c'est comme s’il rendait visite à Al-husayn (bsl)».

20 - Faire preuve d'ascétisme dans la vie d'ici-bas : Le Prophète (pbAsl) dit à ce propos : «Si tu es ascète dans la vie d'ici-bas, Dieu t'aimera». Il (pbAsl) dit aussi : «Soyez très pudiques devant Dieu. On lui répliqua : nous le sommes. Il leur répondit : ce n'est pas de cette façon, vous construisez des demeures dans lesquelles vous ne vivez pas et vous amassez ce que vous ne mangez pas» . Il (pbAsl) dit également : «Si Dieu veut du bien pour un serviteur, Il le guide vers l'ascétisme dans la vie d'ici-bas, lui fait aimer l'au-delà et lui ouvre les yeux sur ses défauts» . De son côté, l'Imâm ‘Ali (bsl) a dit : «Parmi les comportements moraux qui renforcent la religion, l'ascétisme dans la vie d'ici-bas». Il (bsl) a dit encore : «Le signe de celui qui espère en la récompense de l'au-delà est son ascétisme envers les biens proches de la vie d'ici-bas».

Quant à l'Imâm Zayn Al-‘Abidın (bsl), il affirme : «Aucune action hormis la connaissance de Dieu qu'Il soit exalté et glorifié et de son Prophète n'est meilleure que la répulsion de la vie d'ici-bas» .

On rapporte que quelqu'un a dit à Abı ‘Abd Allâh Al-s.âdiq (bsl) : «je ne vais te revoir avant des années, fais-moi une recommandation afin que je l'observe». Il lui répondit : « Je te préconise la crainte de Dieu, la dévotion et l'assiduité. N’envie jamais celui qui est au-dessus de toi et rappelle toi ce que dit Dieu qu'Il soit exalté et glorifié à Son Messager (pbAsl) : «Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d'entre eux, comme décor de la vie présente» (Tâhâ, verset 131). Il dit aussi : «Que leurs biens et leurs enfants ne t'émerveillent point!» (Al-Tawba (le désaveu ou le repentir), verset 55). Et si tu crains de commettre un acte pareil, rappelle-toi la vie du Messager de Dieu (pbAsl). Son alimentation était à base d'orge, les dattes constituaient ses gâteaux et les branches de palmiers son bois de chauffage. Si une calamité te frappe dans ta personne, tes biens ou tes enfants, rappelle-toi ce qu'a frappé le Messager de Dieu (pbAsl) et que toutes les créatures n'ont jamais subi» .

Dans le même sens, on rapporte que l'Imâm Al-Kâz.im (bsl) s'est arrêté auprès d'une tombe et dit : «Toute chose dont l'issue est ceci mérite d'être rejetée dès le début et que toute chose dont le début est ceci mérite que sa fin soit crainte».

21 - Aider le croyant, soulager sa détresse, lui amener la joie, le nourrir et répondre à ses besoins : L'Imâm Abı ‘Abd Allâh (bsl) dit à ce sujet : «Tout croyant qui porte secours à un croyant victime d'une injustice, a plus de mérite que le jeûne du mois de ramadan et l'assiduité dans la mosquée Al-harâm. Et tout croyant qui assiste son frère lorsqu'il a les moyens de le faire, Dieu le rend victorieux dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà. Et tout croyant qui abandonne son frère alors qu'il peut le soutenir, Dieu l'abandonne dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà» .

Il (bsl) a dit aussi : «Tout croyant qui soulage la détresse d'un autre croyant, Dieu le libère de soixante dix détresses dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà».

Il (bsl) a dit également : «Celui qui rend la vie aisée à un croyant nécessiteux, Dieu lui facilite la réalisation de ses besoins dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà».

Le même personnage (bsl) affirme : «Celui qui amène la joie à un musulman croyant, Dieu le rendra joyeux le jour de la Résurrection et on lui dira : demande à Dieu ce que tu veux car tu aimais faire plaisir à Ses alliés dans la vie d'ici-bas» .

Il (bsl) a dit : «Celui qui fait entrer la joie dans le cœur d'un croyant, c'est comme s'il le faisait pour le Prophète. Et en le faisant pour celui-ci, il le fait pour Dieu. Il en est de même pour la tristesse» .

Il (bsl) a dit : «Celui qui nourrie un croyant affamé, Dieu le nourrira avec les fruits du paradis. Celui qui offre à boire à un croyant assoiffé, Dieu lui donnera à boire un nectar pur cacheté. Et Celui qui habille un croyant, Dieu l'habillera de vêtements verts» .

Enfin, il (bsl) a dit : «Chaque fois qu'un musulman répond à une nécessité d'un autre musulman, Dieu l'appelle : Je te dois ta récompense et Je ne peux agréer comme terre pour toi que le Paradis» .

22 - Faire l'examen de conscience chaque jour : On rapporte que le Prophète a dit à Abı dhar (que Dieu l'agrée) : « Ô, Abı dhar! Fais ton examen de conscience avant qu’on le fasse pour toi, car cet examen est plus facile que celui de demain, pèse ta personne avant que tu ne sois pesé, prépare-toi à la grande présentation [devant Dieu] car Dieu sait absolument tout». Il (pbAsl) lui a dit aussi : «Ô, Abı dhar! L’homme n'intègre le cercle des pieux que lorsqu’il juge sa propre personne avec plus d'intransigeance que lorsqu'il juge son associé. Il doit savoir d'où provient son mangé, sa boisson et ses vêtements. Est-ce d'une source licite ou illicite. Ô, Abı dhar! Celui qui ne prête aucune attention d'où il gagne son argent, Dieu ne lui prête aucune attention le jour où Il le jettera dans le feu de l'enfer» .

L'Imâm Zayn Al-‘Abidın (bsl) dit : «Ô fils d'Adam! Tu continueras à vivre bien tant que tu trouveras dans ton âme un conseiller, tant que l'examen de conscience fera partie de tes préoccupations. Ô fils d'Adam! Tu es mortel, tu vas être ressuscité et tu vas te tenir debout entre les Mains de Dieu, prépare donc ta réponse».

23 - S'intéresser aux affaires des musulmans : Le Messager de Dieu (pbAsl) a dit : «Celui qui se réveille sans s’intéresser aux affaires des musulmans, n’est pas un musulman». Il (pbAsl) a dit également : «Celui qui se réveille sans s’intéresser aux affaires des Musulmans ne fait pas partie d’eux et celui qui entend un appel à l'aide aux musulmans et n'y répond pas, n'est pas un musulman».

L'Imâm Zayn Al-‘Abidın (bsl) dit : «Lorsqu’on sollicite un croyant pour répondre à un besoin de son frère et se trouve dans l'incapacité de le faire ce qui chagrine son cœur, Dieu qu'Il soit exalté le fait entrer au Paradis en raison de ce chagrin» .

24 - La largesse, la générosité et l'altruisme : Dieu qu'Il soit exalté dit : «et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s'il y a pénurie chez eux» (Al-hashr (l'exode), verset 9).

Le Messager de Dieu (pbAsl) a dit à ce sujet : «Dieu ne prend comme alliés que ceux qui veillent sur la générosité et la bonne moralité». Il (pbAsl) a dit aussi : «Parmi les actes qui imposent le pardon (divin), offrir la nourriture, rendre les salutations et la bonne parole». Il (pbAsl) dit également : «Évitez de commettre un péché contre un généreux, car Dieu lui prête la main chaque fois qu'il trébuche».

Il (pbAsl) a dit : «Le Paradis est la demeure des généreux» et «les meilleures personnes au niveau de la foi, sont ceux qui donnent avec largesse».

25 - La dépense pour les proches et la famille : Le Prophète (pbAsl) a dit :

«Celui qui travaille durement pour ses proches est au même rang que le combattant sur le sentier de Dieu».

«Le meilleur d'entre vous est celui qui est meilleur avec sa famille»

«Tout ce que dépense l'homme pour sa famille est considéré comme une aumône»

«Si on compare un dinar dépensé pour ta famille, un autre dépensé sur le sentier de Dieu, un troisième offert pour l'affranchissement d'un esclave et un dernier donné en aumône pour un pauvre, le meilleur est celui que tu as dépensé pour ta famille» .

26 - Le repentir des péchés grands ou petits et manifester des regrets. Dieu qu'Il soit exalté dit : «Ô vous qui avez cru! Repentez-vous à Allah d'un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur efface vos fautes et qu'Il vous fasse entrer dans des Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux» (Al-Tarhım (l'interdiction), verset 8).

«Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès » (Al-Nür (la lumière), verset 31).

«car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient» (Al-Baqara (la vache), verset 222)

«Et c'est Lui qui agrée de Ses serviteurs le repentir, pardonne les méfaits et sait ce que vous faites» (Al-Shürâ (la consultation), verset 25).

«Dis : ô mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux» (Al-Zumar (les groupes), verset 53.

On rapporte que l'Imâm Al-Bâqir (bsl) a dit à Muhammad b. Muslim : «Ô Muhammad b. Muslim! les péchés du croyant sont pardonnés s'il se repentit. Que chaque croyant œuvre pour le bien après le repentir et le pardon, mais, par Dieu, seuls les gens de foi y parviennent. Je lui ai dit, il peut faire ça souvent : commettre des péchés puis se repentir. Il répondit : chaque fois que le croyant revient vers Dieu avec la demande du pardon et le repentir, Dieu lui accorde le pardon» .

Le même Imâm (bsl) a dit : «Celui qui se repent d'un péché est comme celui qui n'a pas de péché et celui qui persiste dans le péché tout en demandant pardon est comme un moqueur» .

Quant à l'Imâm Al-s.âdiq (bsl), il a dit :

«Tout serviteur qui commet un péché puis le regrette, Dieu le lui pardonne avant même qu'il demande Son pardon» .

«Dieu se réjouit du repentir de Son serviteur s'il se repent comme quelqu'un parmi vous qui se réjouit en retrouvant ce qu'il avait perdu» .

Il existe d'autres cas d'actes convenables que les livres de jurisprudence ont largement traités. Tu peux les consulter si tu le souhaites.

■ Entendu. Les points que tu viens d'énumérer font partie du convenable et qu'en est-il pour les actes blâmables?

Il répondit : Ce qui fait partie du blâmable est très vaste. Je vais t'en préciser quelques éléments si tu acceptes la condition précédente.

■ J'ai répondu : tu fais allusion à ce que je les évite et j'interdise aux gens de les commettre?

- Il répliqua : oui.

■ Je lui ai dit : je te le promets.

- Il poursuivit : voici donc une liste d'actes blâmables.

Pour dresser la lise en question, mon père sollicita sa mémoire ainsi que des sources écrites comme il l'a fait auparavant :

1 - L'injustice : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Les injustes verront bientôt le revirement qu'ils [éprouveront]» (Al-Shu‘arâ’ (les poètes), verset 227).

L'Imâm ‘Ali (bsl) a dit : «Le plus grand des péchés consiste à s'approprier un bien sans droit».

De son côté l'Imâm Abı ja‘far Al-s.âdiq (bsl) a dit : «Quelques instants avant son décès, ‘Ali b. Al-husayn me serra contre lui et me dit : ô mon fils! Je te recommande ce que m'a recommandé mon père à sa mort (...) Il m'a dit : ô fils! Prends garde de l'injustice contre quelqu'un qui n'a que Dieu comme soutien contre toi» .

Quant à l'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl), il a dit :

«Celui qui commet une injustice la paiera de sa personne, des ses biens ou de ses enfants»

«Celui qui mange le bien de son frère injustement et ne le lui rend pas, il mangera une branche de feu le jour de la Résurrection»

2 - Soutenir l'injustice et l'accepter : Le Prophète Muhammad (pbAsl) a dit :

«Celui qui se rend vers un injuste pour l'aider, en sachant qu'il est injuste, se met hors de l'Islam».

«Le plus mauvais des gens est celui qui vend sa vie dans l'au-delà contre la vie d'ici-bas. Mais le plus mauvais de celui-ci est celui qui vend sa vie dans l'au-delà contre la vie d'ici bas d'une autre personne» .

L'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl) a dit :

«Celui qui œuvre pour l'injustice, celui qui le soutien et celui qui l'accepte sont trois associés»

«Celui qui tolère l'injustice d'un injuste, Dieu lui envoie quelqu'un qui lui fait subir l'injustice et son invocation ne sera pas exaucée» .

Il (bsl) a dit, aussi, dans ses recommandations pour ses compagnons : «Prenez garde de soutenir quelqu'un contre un musulman injustement attaqué. Il peut invoquer Dieu contre vous et son invocation sera exaucée. Notre père le Messager de Dieu (pbAsl) disait : l'invocation d'un musulman persécuté est exaucée».

«Celui qui aide à la mise à mort d'un musulman même avec la moitié d'un mot, sera ressuscité le jour de la Résurrection avec sur le front l'inscription suivante : il a désespéré de la miséricorde de Dieu» .

«Le jour de la Résurrection un homme va vers un autre jusqu'à ce qu'il l'éclabousse de sang. Il lui dira : que t'ai-je fais? Il lui répondit : tu as soutenu contre moi tel et tel avec une parole qui a amené ma mise à mort» .

3 - Être quelqu'un dont on redoute le mal : Le Prophète (pbAsl) a dit : «Les plus mauvaises personnes le jour de la Résurrection sont celles envers lesquels les gens étaient généreux pour éviter leur mal»

L'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl) a dit à ce sujet : «Parmi les plus détestables créatures pour Dieu, une personne dont les gens craignent sa parole».

4 - Rompre les liens de parenté : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parenté» (Muhammad, verset 22). Le Prophète (pbAsl) a dit : «Ne rompez pas vos liens de parenté même si on les rompt avec vous».

Quant à l’Imâm ja‘far Al-Bâqir (bsl), il a dit : «Dans le livre de ‘Ali (bsl), il est précisé que celui qui possède les trois défauts suivants ne mourra pas sans subir leurs mauvaises conséquences puisque celui qui les a se soulève contre Dieu».

L' Abı ‘Abd Allah rapporte ce qui suit : «Quelqu'un de kha‘am est venu voir le Prophète (pbAsl) et lui dit : ô messager de Dieu! Indique-moi quel est le meilleur Islam? Il répondit : croire en Dieu. Il lui dit : et quoi encore? Il lui dit : le maintien des liens de parenté. Il poursuivit : et quoi encore? Il répondit : le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable. La personne lui dit alors : Indique-moi quel est l'acte le plus détestable par Dieu? Il répondit : associé quelqu'un à Dieu. Il lui dit : et quoi encore? Il répondit : la rupture des liens de parenté. Il lui dit : et quoi encore? Il répondit : le commandement du blâmable et l'interdiction du convenable» .

5 - La colère : L'Imâm Abı ja‘far Al-s.âdiq (bsl) dit à ce propos : «Il se peut qu'un homme se mette en colère et reste ainsi jusqu'à ce qu'il entre en Enfer. Aussi, chaque fois que quelqu'un se met en colère contre son peuple, il doit s'asseoir s'il était debout car ceci dissipe la turpitude de Satan. Et chaque fois que quelqu'un se met en colère, qu'une personne ayant un lien de parenté avec lui s'en approche et la touche, car la parenté calme la colère» .

De son côté, l'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl) précise que : «La colère est la clef de tous les maux».

6 - Le dédain et l'arrogance : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Entrez donc par les portes de l'Enfer pour y demeurer éternellement. Combien est mauvaise la demeure des orgueilleux» (Al-Nahl (les abeilles), verset 29). Il a dit aussi : « Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance : car Allah n'aime pas le présomptueux plein de gloriole» (Luqmân, verset 18).

Le Prophète (pbAsl) a dit :

«La majorité des gens de l'Enfer sont les orgueilleux»

«Celui qui marche avec dédain sur terre, la terre, ce qu'elle a en dessus et ce qu'elle a en dessous le maudissent»

«Celui qui élève sa propre personne avec arrogance et marche avec dédain retrouvera Dieu en colère contre lui»

Les deux Imâms Al-Baqir et Al-s.âdiq (bs eux) avaient dit : «Celui qui a un atome d'arrogance dans le cœur n'entrera pas au Paradis».

Quant à l'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl), il a dit : «les orgueilleux seront les gens les plus loin du Paradis le jour de la Résurrection».

7 - Disposer injustement des biens de l'orphelin : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer» (Al-Nisâ’ (les femmes), verset 10).

8 - Le parjure : L'Imâm Abı ja‘far Al-s.âdiq (bsl) dit : «Le parjure et la rupture des liens de parenté transforment les maisons en des lieux inhabités».

De son côté l'Imâm Al-s.âdiq (bsl) dit : «Celui qui prête serment tout en sachant qu'il ment, livre un duel contre Dieu qu'Il soit exalté et glorifié».

9 - Le faux témoignage : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Ceux qui ne donnent pas de faux témoignage ; et qui, lorsqu'ils passent auprès d'une frivolité, s'en écartent noblement» (Al-Furqâne (le discernement) verset 72).

Le Prophète (pbAsl) a dit :

«Toute personne faisant un faux témoignage pour s'emparer des biens d'une autre personne, Dieu qu'Il soit exalté lui réserve une place profonde en Enfer»

«Celui qui ruse envers un musulman ne compte pas parmi nous»

L'Imâm ‘Ali (bsl) a dit : « J'aurais pu être le plus rusé des Arabes si la ruse et la tromperie n'amènent pas en Enfer».

11 - Abaisser le croyant et particulièrement le pauvre et se moquer de lui : L'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl) dit dans ce cadre : «N'abaissez pas un croyant indigent, car celui qui abaisse et se moque d'un musulman, Dieu qu'Il soit exalté l'abaissera et le détestera jusqu'à ce qu'il renonce à son acte et se repente» .

«Celui qui méprise et abaisse un croyant en raison de son indigence ou sa misère, Dieu le montrera le jour de la Résurrection à toutes les créatures».

12 - La jalousie : Dieu qu'Il soit exalté dit : «et contre le mal de l'envieux quand il envie» (Al-Falaq (l'aube naissante), verset 5).

L'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl) dit à ce propos :

«La jalousie consume la foi comme le feu consume le bois»

«Le croyant envie et ne jalouse pas et l'hypocrite jalouse et n'envie pas»

«Les fondements de la mécréance sont au nombre de trois : l'avidité, l'arrogance et la jalousie» .

13 - Commettre ou écouter la médisance (al-ghıba) : Dieu qu'Il soit exalté dit : «et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? (Non!) vous en aurez horreur» (Al-hujrât (les chambres), verset 12).

L'Imâm Abı Al-s.âdiq (bsl) dit :

«La médisance est illicite pour tout musulman. Elle consume la foi comme le feu consume le bois».

Le Prophète (pbAsl) a dit : «Lorsqu'une réunion est occupée par la médisance, la religion s'y écroule. Protégez vos oreilles en évitant d'écouter la médisance car celui qui raconte et celui qui écoute se partage le péché» .

De sa part, L'Imâm Abı ja‘far Al-s.âdiq (bsl) dit :

«Celui qui écoute la médisance sans défendre et protéger celui qui en est la victime alors qu'il en a la possibilité, Dieu l'abaissera dans le monde d’ici-bas et dans l'au-delà»

14 - L'amour de l'argent et l'avidité pour le monde d'ici-bas : Dieu qu'Il soit exalté dit : «Ô vous qui avez cru! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d'Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants» (Al-Munâfiqün (les hypocrites), verset 9). Il dit aussi «Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu'une épreuve» (Al-Anfâl (le butin), verset 28).

Le Prophète (pbAsl) a dit :

«Celui qui se réveille avec comme principale préoccupation la vie d'ici-bas, ne fait rien qui soit agrée par Dieu»

«Vous vivrez après moi une époque qui consumera votre foi comme le feu consume le bois»

«Laissez la vie d'ici-bas pour ces gens, celui qui prend de la vie plus de ce qu'il lui suffit, il n'a prit que ce qui le périra sans qu'il ne s'en rende compte»

«Le dinar et le dirham ont anéanti ceux qui vous ont précédé et ils vont vous anéantir»

«Celui qui aime sa vie d'ici-bas porte préjudice à sa vie dans l'au-delà» .

L'Imâm Zın Al-‘Abidın (bsl) dit : «J'ai constaté que tout le bien s'est réuni dans la non-convoitise de ce que les gens ont»

L'Imâm Abı ja‘far Al-s.âdiq (bsl) dit de son côté : «Le malheur de l'homme est une convoitise qui le dirige et une envie qui l'abaisse».

Quant à l'Imâm Abı ‘Abd Allah Al-s.âdiq (bsl), il dit : «L'amour de la vie d'ici-bas est la base de tout péché».

15 - La grossièreté, l'injure, l'obscénité de la parole et l'insulte : Le Prophète (pbAsl) a dit à ‘A’isha : «Ô ‘A’isha!.. Si la grossièreté était un exemple, elle serait un exemple de vilenie».

Il (pbAsl) a dit aussi :

«Dieu déteste le grossier obscène et le demandeur insistant».

«Insulter un croyant est une perversité, le combattre est une impiété, manger sa chair est un péché et ses biens sont aussi sacrés que sa chair».

On rapporte que ‘Amr b. Na‘mân Al-ja‘dı a dit : «‘Abd Allâh (bsl), avait un ami qu'il ne quittait presque jamais. Un jour cet ami a dit à son serviteur : Ô fils de la prostitué! où étais-tu? ‘Abd Allâh leva alors la main, la mit sur son front et dit : Gloire à Dieu! Tu insultes sa mère! Je voyais en toi énormément de dévotion, mais en réalité tu n'en as point. Il lui répondit : Je donne ma vie pour toi! Sa mère est une mécréante originaire du Sind. Il lui répliqua : Ne savais-tu pas que chaque communauté à ses règles de mariage. Éloigne-toi de moi. Et depuis, je ne l'ai jamais revu marcher avec lui jusqu'à ce que la mort les a séparés».

16 - La désobéissance aux deux parents : Dieu (qu’Il soit exalté) dit dans Son noble Coran : «Et ton Seigneur a décrété : « N’adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : «Fi» et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses» (Al-Isrâ’ (le voyage nocturne), verset 23).

Le Prophète (pbAsl) a dit dans ce sens : «Prenez garde de la désobéissance aux parents».

Quant à l’Imâm Abı ja‘far (bsl), il a dit : «Mon père (bsl) a vu un homme qui marchait avec son fils qui s'appuyait sur son bras. Mon père n'a plus parlé à ce dernier pour avoir détesté cet acte jusqu’à ce qu’il ait quitté le monde d’ici-bas».

De son côté l’Imâm Al-s.âdiq (bsl) a dit : «Celui qui jette un regard de haine envers ses deux parents pourtant injustes envers lui, Dieu n’accepte pas ses prières». Il (bsl) a, également, dit : « La moindre des désobéissances est de dire “Fi”, et si Dieu (Qu’Il soit exalté) connaissait une parole moins forte que celle-là, alors Il l’aurait interdit. Et parmi les formes de désobéissance, le regard aigu que jette l'homme à ses parents ».

17 - Le Mensonge : Dieu (qu'Il soit exalté) dit dans Son Livre Sacré : «Seuls forgent le mensonge ceux qui ne croient pas» (Al-Nahl (les abeilles), verset 105). Il (qu'Il soit exalté) dit aussi : «Il a donc suscité l'hypocrisie dans leurs cœurs, et cela jusqu'au jour où ils Le rencontreront, pour avoir violé ce qu'ils avaient promis à Allah et pour avoir menti» (Al-Tawbah (le repentir ou le désaveu), verset 77).

Le Prophète (pbAsl) a dit :

«Grande est la traîtrise de celui qui dit à son frère des paroles que ce dernier croit véridiques alors, qu'en réalité, il lui mentait».

«Le mensonge diminue les biens» .

L'Imâm ‘Ali (bsl) a dit : «La personne ne trouvera le goût de la foi que lorsqu'elle renonce au mensonge, que ce soit pour plaisanter ou sérieusement»

Quant à l'Imâm Al-Sajjâd (bsl), il affirme : «Évitez le mensonge, petit ou grand, en plaisantant ou sérieusement, car lorsque l'homme ment pour une chose infime, il ose le faire pour une autre plus grande» .

Enfin, l'Imâm Al-‘Askarı a dit : «Toutes les ignominies ont été mises dans une chambre dont la clef est le mensonge».

18 - Faillir à sa promesse : Dieu (qu'Il soit exalté) dit dans Son généreux Livre : «Il a donc suscité l'hypocrisie dans leurs cœurs, et cela jusqu'au jour où ils Le rencontreront, pour avoir violé ce qu'ils avaient promis à Allah» . (Al-Tawbah (le repentir ou le désaveu), verset 77)

Le Prophète (pbAsl) a dit :

«Celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier qu'il respecte sa promesse».

«Celui qui réunit les quatre choses suivantes est un hypocrite et celui qui en a une trace a une trace d'hypocrisie en lui jusqu'à ce qu'il y renonce : mentir en parlant, faillir à sa promesse, trahir un pacte et mentir lors d'un litige»

19 - Persister sciemment dans le péché en le répétant, en n'y renonçant pas et en n'ayant aucun regret à ce propos : Dieu (qu'Il soit exalté) dit : «et pour ceux qui, s'ils ont commis quelques turpitudes, ou causé quelques préjudices à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d'Allah et demandent pardon pour leurs péchés - et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah? - et qu’ils ne persistent pas sciemment dans le mal qu'ils ont fait» (Al-‘Imrân (la famille d'Imran), verset 135).

Le Prophète (pbAsl) a dit à ce sujet : «Parmi les signes du malheur, la persistance dans le péché».

De son côté l'Imâm ‘Ali (bsl) a dit : «Le plus grand des péchés est celui répété avec persistance par son auteur».

Quant à l’Imâm Al-s.âdiq (bsl), il a dit : «Non! Par Dieu! Dieu n'accepte aucun acte de soumission à Lui lorsqu'on persiste à commettre des péchés envers Lui»

20 - Monopoliser les denrées pour augmenter leurs prix : Le Prophète (pbAsl) a dit :

«Toute personne qui achète de la nourriture et la garde quarante matins dans le but de provoquer une hausse des prix, puis la vend et offre en aumône son prix, son geste ne peut expier le péché qu'elle a commis» .

«Celui qui monopolise [la nourriture] plus de quarante jours, Dieu lui interdit l'air du Paradis».

«Celui qui garde de la nourriture en guettant une hausse des prix pour quarante jours, il renonce à la protection de Dieu et Dieu renonce à lui» .

21 - Le dol et la tromperie : Le Prophète (pbAsl) a dit :

«Celui qui trompe un musulman lors d'une vente ou d'un achat ne compte pas parmi nous».

«Celui qui nous trompe ne fait partie de nous». Il l'a répété trois fois.

«Celui qui trompe son frère musulman, Dieu le prive de l'abondance de ses moyens de subsistances, altère sa vie et le laisse à sa propre personne».

L'Imâm Al-Bâqir (bsl) rapporte ce qui suit : «Le Prophète (pbAsl) est passé dans le marché de Médine et dit à un marchand qui vend de la nourriture : je constate que ta nourriture est très bonne. Puis lui demanda son prix. Mais Dieu (qu'Il soit exalté) lui inspira de plonger sa main dans la nourriture. Il le fit. Il en sortit une autre de mauvaise qualité et dit à son propriétaire : je vois que tu n'as réuni que la trahison et la tromperie pour les musulmans» .

22 - Gaspiller et dépenser inutilement son argent même lorsqu’il s’agit d’une petite quantité : Dieu (qu’Il soit exalté) dit : «Et mangez et buvez; et ne commettez pas d'excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès» (Al-A‘râf, verset 31). Il (qu'Il soit exalté) dit également : «et les outranciers sont eux les gens du Feu» (Gâfir (le pardonneur), verset 43). Il (qu’Il soit exalté) dit encore : «...car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur» (Al-’Isrâ’ (le voyage nocturne), verset 27).

Le prince des croyants (bsl) dit : «Lorsque Dieu veut du bien pour un serviteur, Il lui inspire l'économie et la meilleure dépense et l'éloigne de la mauvaise dépense et du gaspillage» .

Quant à l’Imâm Al-s.âdiq (bsl), il a dit : «Crois-tu que Dieu (qu'Il soit exalté) donne? Mais l'argent est l'argent de Dieu. Il le met entre les mains de l'homme à titre de dépôt. Il lui permet de l'utiliser, avec économie, pour manger, boire, se marier, voyager, en donner le surplus aux pauvres et réunir la famille. Celui qui agit de cette façon a, donc, mangé, bu, voyagé et s'est marié licitement. Et tout ce qui ne rentre pas dans ces éléments est illicite» . Il (bsl) conclut ses paroles en rappelant le verset coranique : «et ne commettez pas d'excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès».

Le même Imâm (bsl) précise que : «Dieu qu'Il soit exalté et loué agrée l'économie et déteste le gaspillage. Même le noyau d'une datte peut servir à quelque chose et même l'eau que tu jettes après l’avoir bu» .

23 - Renoncer à une obligation quelconque tels que le jeûne, la prière ou autres : Le Prophète (pbAsl) a dit : «Celui qui renonce à la prière intentionnellement renonce à la protection de Dieu et à celle de son Prophète».

De son côté l’Imâm Al-s.âdiq (bsl) affirme que : «Dieu ne regarde pas et ne bénit pas Son serviteur qui renonce à une des obligations divines ou qui commet un des grands péchés capitaux».

Il (bsl) dit aussi : «Dieu lui a donné un ordre et Satan un autre. Il renonça à l'ordre de Dieu qu'Il soit exalté pour accomplir celui de Satan. Il se retrouvera lui et Satan dans les bas fonds de l'Enfer» .

On peut énumérer d'autres points dans ce cadre mais, faute de temps, je te conseille de consulter les livres de la Tradition et de jurisprudence pour plus amples informations.

Mon père prononça cette phrase avant d'insister sur ce qui suit avec calme et fermeté qui marquèrent sa voix d'un timbre émouvant et franc :

Je conclurai la causerie sur le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable en te citant l'affirmation suivante d'un grand mujtahid (interprète du Coran) : «Parmi les plus grands, les plus éminents et les forts signes du respect de la règle du commandement du convenable et l'interdiction du blâmable, en particulier pour le chef religieux, porter l'habit du convenable, ses obligations et ses recommandations, renoncer à celui du blâmable, ses interdictions et ses formes abhorrées, et parfaire son comportement en faisant montre des plus belles vertus et en renonçant à tous les vices. Ainsi, il devient un exemple pour les gens en les incitant à accomplir le convenable et à fuir le blâmable. Ce rôle acquiert plus d'efficacité s'il est soutenu par de bons prêches d'exhortation et d'intimidation car à chaque situation son discours et à chaque mal son remède. La médecine des âmes et des esprits est plus complexe que celle du corps. En agissant de la sorte, le chef religieux aura rempli le plus haut degré de la règle du commandement du convenable et l'interdiction du blâmable» .

La causerie du commandement du convenable et l'interdiction du blâmable achève la série de nos causeries. J'implore Dieu qu'Il soit exalté et loué de les accepter en guise de rapprochement vers Lui et qu'elles soient utiles pour tes frères les croyants. Je consacrerai la causerie de demain pour te donner des réponses à des questions d'ordre général que tu aurais pu oublier dans nos précédentes entrevues ou que tu estimes, encore, confuses ou succinctes à tes yeux.

■ C'est une très bonne et très utile idée.

Il répondit :

- A la causerie de demain si Dieu le veut.